La sériciculture

La sériciculture est l'élevage du ver à soie qui est lui même la chenille d'un papillon, le Bombyx mori. Elle consiste en l'ensemble des opérations de culture du mûrier, d'élevage du ver à soie pour l'obtention du cocon, de dévidage du cocon, et de filature de la soie. L'élevage s'effectue à partir des œufs du papillon appelés selon l'usage « graines ».

 

Le ver à soie a connu son temps de gloire dans les Cévennes

 

 

Le bombyx du mûrier (Bombyx mori) est un lépidoptère domestique originaire du nord de la Chine, élevé pour produire la soie. Le ver à soie est sa chenille. Le bombyx est inconnu à l'état sauvage, il résulte de la sélection par élevage appelé sériciculture. C'est au stade de chenille que le bombyx produit la précieuse fibre sécrétée en une bave abondante qui, en durcissant, se transforme en un fil unique de soie brute avec lequel la chenille se fabrique un cocon. Ce fil mesure entre trois cent et mille cinq cent mètres de long. Il est produit par des glandes spécialisées, dites séricigènes.

 

Autrefois, dans les Cévennes beaucoup de familles possédaient une magnanerie (mot venant de magnan, ver à soie) dans le grenier. La fabrication de bas de soie était prospère en Cévennes notamment. L’usine fabriquait les Bas de soie vendus sous la marque «Bas Lys». Les bas de soie cévenols auront gainés les nobles mollets de toute l’Europe.

 

C’est en 1564 qu’un jardinier de Nîmes, François Trancat est à l’origine de la propagation du mûrier nécessaire pour l’élevage du vers à soie. Dans les années 1700, les Cévennes deviennent le principal centre séricicole français.

 

 

La quantité de feuilles de mûrier est énorme pour alimenter les vers à soie. Il faut compter 1 300 kg de feuilles pour une once de graines. Le ramassage des feuilles constitue un travail pénible et fastidieux. Toute la famille est requise. Les vers à soie prennent trois ou quatre repas par jour, ils mangent sans arrêt Environ un mois plus tard, après avoir effectué quatre mues, le "magnan" ou ver à soie est prêt à tisser son cocon. Il monte sur les rameaux de bruyère et, en peu de temps s'enroule dans son fil de soie.

Les Cocons

Cheminée

La magnanerie était selon la taille dotée de cheminée ici huit pour l’élevage il faut une température constante et régulière

 

 

La hauteur et l' immense charpente en châtaignier sous un toit de lauze

Dans le premier quart du siècle dernier, l'activité séricicole était encore importante dans le village. Les faïsses étaient couvertes de mûriers, l'arbre d'or des Cévennes. Tous possédaient d'importantes magnaneries. Embauchaient du personnel pour ramasser 'la feuille', celle des mûriers, seule nourriture des vers à soie.

 

Quand les vers s'étaient 'encabanés', c'est-à-dire qu'ils étaient montés dans les branches de bruyère pour faire leurs cocons, c'était le moment d'apporter la récolte à la filature.

 

La crise de la sériciculture, liée à la concurrence des soies venues d'Asie a mis fin à cette activité florissante dans nos vallées. La mine fournissait désormais suffisamment d'emplois pour que toute cette main-d'œuvre trouve du travail

Les bâtisses deviennent d'autres bâtiments pour les animaux

 

En haut le paillé et en bas les animaux . Sur le plancher, un trou permet de les alimenter par mauvais temps

 

Mais aussi réserve à charcuteries pour le séchage des saucissons ou saucisses

 

Je ne vous raconte pas combien ont été pendus sur cette échelle et au pied des bacs ou les jambons dans le sel attendent le moment ou ils vont être dévorés.