Bon bout d'an et à l'an qué vèn !

Bouano annado, bèn granado e bèn acoumpagnado !! Longo mai !
Bonne année, bien prospère et bien accompagnée !! (de santé) Que cela dure longtemps !

Paraulo sacramentalo de Nouvè
Alègre ! Diou nous alègre !
Cacho-fio vén, tout bén vén.
Diou nous fague la gràci de véire l'An que vén !
Se sian pas mai, siguen pas men !
Réjouissons-nous ! Que Dieu nous donne la joie !
Avec la Noël, nous arrivent tous les biens.
Que Dieu nous fasse la grâce de voir l'année qui va venir !
Et si l'an prochain nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins !

Que cette année nouvelle vous apporte les sept souhaits de Provence :

  • la bonté du pain
  • la plénitude de l'oeuf
  • la sagesse de l'abeille
  • la force du chêne
  • la richesse de l'or
  • la lumière de la flamme
  • et la douceur du miel de lavande.

Chez les Celtes et les Gaulois ont retrouvé déjà les notions symboliques comme,
la sagesse de l'abeille ou la force du chêne …
L'abeille symbolisait la sagesse et le vocabulaire en garde les traces : le gallois cwyraidd, de cwyr, cire, signifie également parfait, accompli. Le chêne : Divinité et majesté, personnifie la solidité, la puissance, la longévité, la hauteur au sens spirituel et matériel.
Publié il y a 6th January 2010 par Nils BEGEORE
Libellés: Marseille
 

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Les étrennes sont associées au nouvel an. Mais la tradition se perd de plus en plus. Heureux ceux qui peuvent encore en profiter…
Nous voici à la veille du 1er janvier, et, par conséquent, des étrennes. On fait le compte de ce que l’on va offrir, mais on voudrait bien savoir aussi ce qu’on va recevoir.
Le commencement de l’année a toujours été une occasion de plaisirs, de réjouissances et de cadeaux réciproques. Il semble que les soucis, les maux, les chagrins prennent fin avec l’an qui se termine. Tout se pare des couleurs de l’espérance. Un vieux proverbe français le dit très heureusement, dans sa jolie concision :

An de nouveau,
Tout nous est beau
 
À l’origine, cette tradition est attribuée à la déesse romaine de la santé, Sterna, célébrée au 1er janvier. Oh rien d’extraordinaire, juste un don de plantes porte-bonheur mais un don qui marque la symbolique d’offrir quelque chose pour le nouvel an. La pratique s’accroît sous l’empire romain où des dons de nourriture, de vêtements, d’argent ou de pierres précieuses officialisent plus durement la tradition, rejetée par l’Église.
La déesse, par John William Waterhouse (1849-1917)

 
D'après Symmachus, un auteur ancien, cette coutume fut introduite sous l’autorité du roi sabin Titus Tatius qui reçut des rameaux de verveine, cueillis dans le bois sacré de Strenia.
 
Les premiers présents, constitués de figues très sucrées, de dattes et de miel étaient destinés à apporter du bonheur, de la douceur et de la prospérité à leurs destinataires. Mais au fil du temps, on s'échangea, sous le regard de Janus, le dieu à double visage, des monnaies et des médailles d’argent.
 
La tradition des vœux se mêle à celle, bien plus ancienne, des étrennes. Dans la Rome antique, on offrait aux personnes aimées de la verveine, pour que leur santé soit rayonnante tout au long de l'année.
Dans le village les enfants font le tourde porte en porte pour souhaiter aux anciens la nouvelle année .on se souhaitait la bonne année.
 "Je te souhaite la bonne année mémé..." Et celle-ci-répondait, "à toi aussi mon petit, que tu sois sage, bon écolier et bien aimable".
 Pas une maison n’était oubliée chacun revenait avec une orange, quelques papillotes ou chocolat, une ou deux oreillettes dans un petit sac de papier. Enfin ce que chacun pouvait donner..

Quant aux adultes, ils se souhaitaient la santé et de bonnes récoltes. Il arrivait que dans les hameaux on voisinait. Les uns allait chez les autres, ce jour-là,  pour s'échanger les vœux et on finissait d'entrer pour boire  le verre de liqueur rituel qui, en général était un verre de liqueur de genièvre.



Mais avec la disparition des grands-parents, souvent disparaissent aussi les étrennes. Pourtant !!!! Je peux vous dire que certaine maison attendait avec impatience ce joli moment.
 
 
Arthur Rimbaud (1854-1891)