Lou Fandaou ou Le tablier de grand-mère

Le principal usage du tablier de grand-mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :

Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du feu. Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, les poussins à réanimer, et parfois les œufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand les visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides.

Et quand le temps était frais, grand-mère s'en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux. En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Quand les visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

Grand-mère l'utilisait aussi pour ajouter une buche dans la cheminée ou poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse; de nos jours sa petite fille la pose là pour la décongeler.

Il faudra de bien longues années, avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses!

 

Photo d’une ancienne courriole : Madame Chazal, surnommée « La Baptistine ». Elle est née en 1890 et décédée en 1977. Avec la simplicité de son sourire elle était un modèle des « mémés » (grands-mères) d’autrefois j’ai mis celle là mais cela aurais put être la Fernande , l'Ernestine, la Clémentine voir même l’Anaïs .Leur « fandaou » (tablier) et leur« fichu » (coiffe) représentaient les vêtements traditionnels des anciennes cévenoles. Cette photo témoigne des instantanés effectués pour les enquêtes de Font-Vive en vue de conserver la mémoire des Cévennes.

Le Bol de bois

Méditons, méditons.....

 

Je vous assure que vous vous souviendrez du Bol de bois demain, dans une semaine, un mois , une année.

Un vieil homme tout frêle va vivre avec son fils, sa bru et son petit-fils de quatre ans.

La main du vieil homme tremblait, sa vue était embrouillée et sa démarche vacillante.

La famille mangeait ensemble à la table. Mais, le vieux grand-papa éprouvait de la difficulté à

manger. Les petits pois glissaient de sa cuiller et tombaient sur le plancher.

Quand il prenait son verre de lait, il le renversait sur la nappe.

Le fils et son épouse étaient irrités par le gâchis.

Le fils affirmait « On devrait faire quelque chose à propos de papa »

« J’en ai marre du lait renversé, du bruit qu’il fait en mangeant et de la nourriture sur le plancher. »

Alors, avec son épouse, il installait une table dans un coin de la cuisine.

Là, le grand-père mangeait seul pendant que la famille prenait le repas.

Étant donné que le vieil homme avait brisé de la vaisselle, sa nourriture était servie dans un bol de bois.

Quand la famille jetait un coup d’œil en direction de grand-papa, il leur arrivait de voir une larme

glisser sur la joue du vieil homme pendant qu’il était assis tout seul.

Malgré tout, ils continuaient à maugréer contre lui lorsqu’il échappait sa fourchette ou sa nourriture.

Le petit-fils observait tout en silence.

Un soir, avant le souper, le papa remarquait son fils qui jouait avec des morceaux de bois qui

jonchaient le plancher.

Il lui demanda gentiment, « que fabriques-tu ? » Tout aussi gentiment le petit garçon répondit,

« Oh! Je fais un petit bol pour toi et maman pour que vous mangiez votre nourriture lorsque je serai plus grand

Le petit garçon sourit et continuait son travail.

Ces mots ont eu l’effet d’une bombe sur les parents qui devinrent silencieux. Des larmes

commençaient à ruisseler le long de leurs joues… Sans dire un mot, ils savaient ce qu’ils devaient faire.

Ce soir-là, le fils prit la main de son père pour le ramener gentiment à la table familiale.

Pour le reste de ses jours il mangea tous ses repas avec la famille. Et pour quelque raison, ni le fils ou son épouse ne firent de cas quand il échappait sa fourchette, renversait du lait ou salissait la nappe.

Sur une note positive, j’ai appris que, peu importe quoiqu’il arrive, aussi mauvais que cela semble

aujourd’hui, la vie continue, et elle sera meilleure demain.

J’ai appris que nous pouvons en dire beaucoup au sujet d’une personne de la façon qu’elle se

comporte devant quatre choses :

Une journée de pluie, les personnes âgées, des bagages égarés et des lumières d’arbre de Noël

emmêlées.

J’ai appris que gagner sa vie n’est pas la même chose que de « vivre sa vie. »

J’ai appris que la vie nous donne quelquefois une deuxième chance.

J’ai appris que l’on ne doit pas poursuivre sa vie avec une mitaine de receveur dans chaque main.

Nous avons besoin de remettre quelque chose aux autres quelquefois. J’ai appris que si on poursuit le bonheur, il va nous échapper.

Mais, si vous vous concentrez sur votre famille, vos amis, les besoins d’autrui, votre travail et

l’accomplissement des choses au meilleur de vos capacités, le bonheur vous trouvera bien.

J’ai appris que lorsque je prends une décision avec mon cœur, je prends normalement la bonne décision.

J’ai appris que même si je ressens de la douleur, je n’ai pas besoin de devenir un casse-pieds pour les autres.

J’ai appris que chaque jour, nous devrions étendre le bras et toucher quelqu’un d’autre.

Le monde aime cette touche humaine… se tenir par la main, une accolade chaleureuse ou

simplement une tape dans le dos….

J’ai appris que j’en ai encore beaucoup à apprendre.

J’ai appris que vous devriez faire suivre ceci à tous ceux et celles que vous aimez.

Je viens de le faire!

 

Battre le beurre

Les fermes vivaient en autarcie, la vache ou les chèvres donnaient le lait pour nourrir la famille, dont le repas du soir était souvent composé de pain trempé dans du lait chaud.

Auparavant on laissait « poser » le lait dans un grand récipient et au bout d’un jour ou deux on ramassait la crème. Cette crème était mise dans la baratte et on tournait longtemps pour séparer la matière grasse du petit lait.

Ce travail était souvent réservé à la grand-mère. Quand la boule de beurre était composée on la ramassait délicatement et on la pressait dans les mains, sous l’eau froide pour rincer la motte.

Quand le beurre était bien égoutté on le pressait dans un moule décoré d’une vache.

Ce beurre assaisonné de quelques grains de sel pour la conservation était vraiment délicieux.

Souvent on en vendait une partie pour avoir quelque argent pour le ménage, mais il y avait aussi la coutume d’en porter une motte à la châtelaine.

Cette baratte à beurre en pin ou en hêtre et en fer, ancienne est fabriquée comme un tonneau : de petits liteaux de bois cerclés de fer, les liteaux ne sont pas fixés entre eux comme pour le tonneau.

C’est l’humidité du contenu qui consolidait l’ensemble. Le couvercle d’origine porte une manivelle, elle actionne une pale percée de trous qui en brassant le mélange permettait d’obtenir le beurre.

Une bonde fermée d’un bouchon de liège permettait de vider le petit lait. Qui était destiné au porc de la provision tué en hiver.

Rien ne se perd, tout se transforme. D’où la fameuse expression « et ta sœur » elle bat le beurre.

 

Le paysan

Un vieil homme, vivant là depuis 40 ans, voulait cultiver des pommes de terre dans son jardin, mais labourer la terre était trop difficile à son âge.

 

son fils unique, était détenu dans un camp à Guantanamo. Il décida donc de lui envoyer une lettre afin de lui expliquer la situation :

 

« Cher petit, Je suis très malheureux parce que cette année je ne pourrai pas planter mes pommes de terre dans mon jardin. Je suis trop vieux pour retourner la terre seul. J'espère que tu reviendras vite et que mon problème sera résolu parce que tu le feras pour moi. Ton père. »

 

A la réception de cette lettre il s'empressa de lui répondre :

 

« Cher père, Que Dieu nous préserve ! NE RETOURNE SURTOUT PAS la terre de ce jardin !!! C'est là que j'ai caché "tu sais quoi». Le petit.»

 

A 4h00 du matin le lendemain, la police locale, des agents de la CIA accompagnés d'une délégation du Pentagone, arrivèrent et retournèrent complètement le jardin à la recherche de matières dangereuses pouvant servir à la fabrication de bombes, d'anthrax ou n'importe quoi. Ils ne trouvèrent rien et repartirent.

 

Le jour même, le vieil homme reçut une autre lettre de son fils :

 

« Cher père, Voilà, ton champ est labouré. Je suis sûr que maintenant tu peux planter tes pommes de terre. C'est le mieux que je puisse faire dans les circonstances actuelles. Le petit.»

 

Apprécier ce que l'on a

Un jour, le père d'une très riche famille amena son fils unique à la campagne pour lui montrer comment les gens pauvres vivaient et quelle chance il avait de vivre dans l'aisance. Ils passèrent plusieurs jours dans la ferme d'une famille qui n'avait pas beaucoup à leur offrir matériellement.

 

Au retour, le père demanda à son fils comment il avait trouvé le séjour et à sa grande surprise, l'enfant était ravi et pressé de recommencer l'expérience ! Le père vraiment très étonné demanda donc à son fils d'expliquer son enthousiasme ! Le fils lui répondit :

 

« Nous n'avons qu'un chien alors qu'ils en ont quatre. Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils ont une grande crique. Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles partout dans le ciel. Nous avons une immense galerie à l'avant et eux ont l'horizon. Nous avons un domaine mais eux ont des champs à perte de vue. Nous achetons notre nourriture et eux la cultivent eux-même. Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger. Eux ont des amis qui les protègent. »

 

Le père en resta muet.

 

Le fils rajouta : « Merci Papa de m'avoir montré tout ce que nous n'avons pas! ».

 

 

L'âne, le fermier et son fils

Un beau matin de printemps, un fermier et son enfant emmenèrent leur âne au marché pour le vendre. Le père et son fils marchaient et l'âne les suivait. A peine avaient ils fait quelques pas qu'ils rencontrèrent un groupe de jeunes filles marchant dans la direction opposée.

 

"Regardez-les !", s'exclama une d'elles en montrant le fermier du doigt. "Qu'ils sont idiots! Ils marchent à pied alors qu'ils pourraient monter sur leur âne !"

 

Entendant cela, le vieil homme dit tranquillement à son fils de monter sur le dos de l'âne puis ils continuèrent leur chemin en direction du marché.

 

Ils passèrent devant un groupe d'hommes assis sur le côté de la route et le fermier entendit un des hommes dire : "Les jeunes n'ont plus aucun respect pour leurs vieux parents de nos jours. Faites descendre ce garçon paresseux pour reposer les jambes de son père !" Le fils descendit alors d'un bond et son père prit sa place.

 

Bientôt ils croisèrent des femmes avec leurs enfants. "Regardez cet homme cruel !" s'écrièrent-elles ! "Il marche si rapidement que le pauvre garçon peut à peine le suivre". Le fermier s'arrêta et invita le jeune garçon à grimper derrière lui.

 

Ils continuèrent leur chemin et étaient presque arrivés au marché quand un commerçant les arrêta :

 

"Est-ce votre âne?" demanda-t-il.

 

"Oui" répondit le fermier.

 

"Et bien je suis choqué de la façon dont vous le traitez" dit le commerçant. "Deux personnes sur le dos d'un âne, c'est trop! Il va sûrement mourir de cette façon. Vous devriez plutôt le porter !"

 

Quoi que tu dises, quoi que tu fasses, les gens trouveront toujours quelque chose à dire et à redire...

 

L'Etudiant et le Paysan

Cette histoire est vraie. Cherchez la puissance de la métaphore que nous pouvons tirer de cette anecdote.

 

Il y a un peu plus de cent ans, un étudiant se trouvait assis dans un train aux côtés d’un homme qui semblait être un paysan bien portant. Cet homme priait un chapelet et égrenait les perles entre ses doigts.

 

« Monsieur, demanda l’étudiant au vieil homme, vous croyez encore à ces trucs arriérés ? » et il éclata de rire avant d’ajouter

« Je ne crois pas en de telles stupidités. Suivez mon conseil, jetez ce chapelet par la fenêtre et apprenez donc ce que la science a à dire à ce sujet. »

 

« La science ? demanda humblement l’homme avec des larmes dans les yeux, je ne comprends par cette science… peut-être pourrez-vous me l’expliquer ? »

 

L’étudiant vit que l’homme était profondément touché. Pour éviter de le blesser davantage, il répondit

 

« s’il vous plaît, donnez-moi votre adresse et je vous enverrai quelques ouvrages pour vous aider dans ce domaine. »

 

Le vieil homme fouilla dans la poche de sa veste et donna au garçon sa carte de visite. En découvrant la carte, l’étudiant, honteux, inclina la tête et n’osa plus dire un mot.

Il venait de lire « Louis Pasteur, Directeur de l’Institut de Recherche Scientifique, Paris. »